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06 septembre 2008

Commentaires

Franck PASCAL

Hervé,

je persiste. Les dates que tu cites sont valables pour les engrais azotés, mais l'utilisation d'engrais non originaires de substances naturelles compostées sont antérieures.

Tout a commencé lorsque le Baron Justus Von Liegis a démontré, en 1840, que la plante se nourrit à partir des substances minérales.
Ceci a laissé croire qu'une plante n'allait pas puiser elle-même ses nutriments dans les réserves humiques des sols. `

Aujourd'hui, on sait que les micro-organismes et les mycorhizes sont l'interface entre les réserve humiques du sol et les racines des plantes. Si cette démonstration avait été possible en 1841, l'agriculture n'aurait pas subit les travers de la fertilisation chimique. Pour le vin, l'usage de fertilisansts chimiques ou organo-minéraux n'est pas sans conséquence sur les vinifications.

Au passage, il faut bien comprendre qu'il est normal que les plantes sachent aussi se nourrir d'éléments minéraux purifiés chimiquement. C'est une conséquence de leur évolution. Les premières plantes sont apparues sur Terre en bordure des océans, avec les algues. A cette époque, les plantes n'avaient pas encore de système racinaire en symbiose avec les champignons du sol. Pour crôitre et faire leur photosynthèse, elles allaient puiser leurs nutriments dans l'eau: et oui, les éléments minéraux étaient en suspension dans une solution!!!

Ce qu'a fait la chimie depuis 1840, c'est reproduire ce schéma! Il n'y a pas de miracle. Les chimistes se sont contentés de créer un système nutritif par des sels solubles en suspension dans l'eau (du sol ou an hydroponie)... Vous conaissez l'ADN et vous savez sans doute qu'une petite partie de l'ADN est actif et l'autre partie inactif. Dans cette partie inactive, la vigne avait gardé la mémoire de cette époque et d'autres époques passées, qui ont fait son évolution. C'est ce qui fait sa capacité d'adaptation aux situations rencontrées. En plongeant la plante dans un système nutritif qui fonctionne selon le même principe que celui des débuts de son évolution, on a réactivé les gênes en relation avec cette époque. Or, cette époque est révolue depuis des millions d'années, mais la vigne s'adapte et reprend le mode de fonctionnement qui correspond à cette époque... normal qu'elle soit incapable de s'adapter à ses ravageurs d'aujourd'hui en fonctionnant comme à ses débuts sur Terre...

Bref, côté fertilisants, les formes de plus en plus pures (c'est à dire purifiées chimiquement) de N,P,K sont apparues au 19ème siècle. Le premier brevet a été déposé en 1843 par l'anglais LAWES. Il obtenait des engrais minéraux en solubilisant des os dans de l'acide sulfurique... l'ancêtre des farines animales ?? :-))

Les engrais chimiques n'ont pas toujours été accepté facilement.

Voici par exemple ce qu'écrivait le journal de la presse locale dans le nord de la France en Avril 1858 (Journal l'Indépendant - repris à partir des archives par les éphémérides de la semaine du 31 mars au 6 avril 2008):
"Les agriculteurs sont harcelés par des marchands d'engrais qui prétendent que leurs concentrés chimiques sont plus efficaces que le fumier. La société impériale d'agriculture, qui a effectué des essais, met en garde contre ces engrais concentrés, qui ne sauraient remplacer le fumier".

Pour les apports azotés de l'époque, cela se faisait à coup de nitrate de soude provenant des mines du Chili, ou de Guano du Pérou, deux formes à libération trop rapides pour les plantes. Ensuite, c'est vrai que les 2 chimistes Haber et Bosch (des chez BASF) on trouvé le moyen de fixer l'azote de l'air en sels d'ammoniac. Ils ont même reçu un prix Nobel en 1908 pour cela!

Ce que ces deux scientifiques ne savaient pas à l'époque, c'est qu'il y a des micro-organismes du sol, et des plantes, capables de fixer cet azote de l'air... et le sol s'équilibre en fonction de ses possibilités. Et surtout en fonction du nombre qu'il reste après 150 ans de pratiques non respectueuses de la nature...

Alors, c'est certain que la planète serait différente sans les engrais chimiques (Champagne incluse) car on aurait certainement moins de maladies de dégénérescence en tout genre si on n'avait pas vécu ces 150 ans à l'inverse du bon sens...

Comme je disais, il faut aujourd'hui "laver" nos sols et nos plantes de cette époque pour qu'elles fonctionnent (grâce à leur ADN) en phase avec notre époque. C'est un peut un "ajustement dans le temps" qu'il faut faire... Il faut que la vigne cesse d'être baignée dans ces sels qui la prennent au piège et que les micro-organismes et les michorizes retrouvent leur place. Je ne dis pas que c'est simple. Je ne dispas non plus que je sais comment faire; mais pour moi, il semble évident de commencer par s'aider des adventices pour aller chercher loin dans le sol les vestiges de ces soit-disant "fertilisants". Il me reste un quart de siècle d'activité professionnelle pour aider mes vignes à oublier cette époque et repartir sur les bons rails.

Bon dimanche,
Franck

Hervé

Franck, bien que je ne sois pas un fan des engrais minéraux, bien au contraire, dire des inexactitudes sur leur histoire n'apporte rien la valeur à tes propos.

En 1870, les vignes n'étaient bien souvent pas encore plantées en ligne et le phylloxéra n'avait pas encore frappé toute la France... On faisait tout à la pioche et au cheval ! Et mes engrais non animaux étaient chers, réservés à quelques grosses entreprises lancées dans la course au rendement...

La synthèse de l'ammoniac, c'est 1908. L'ammonitrate, c'est 1913 (pendant la guerre, avec le triste usage que l'on connait). et les engrais complets, 1920/30. Et c'est là qu'ils se révèlent vraiement bon marchés et que, en même temps, le cheval disparait peu à peu des campagnes, les troupeaux aussi. Avant, c'est fumier, os et guano dont ont pille les gisements d'amérique du sud.

L'emploi inconsidéré des engrais chimique démarre après la guerre de 14 et bat son plein après la 2ème guerre mondiale, boosté par les remembrements et la mécanisation. Sans oublier les mines de potasse d'Alsace (premières extraction 1910), qui fit de la Bourgogne ce qu'elle est aujourd'hui, ou du moins ce qu'elle a été dans les années 70.

D'ailleurs, sans les engrais chimique, la Champagne ne serait pas ce qu'elle est, et de loin. Vu la nature des sols, peut-on cultiver de la vigne en champagne depuis 150 ans, sans interruption, le tout sans engrais minéraux ? Personnellement, j'en doute.

Ce qui est possible à petite échelle, chez toi, avec tous les risques que cela comporte (ou chez Iris ou chez moi, dans une autre vision) l'est-il à l'échelle d'une région ?

Si Iris veut remonter au joli temps du "beau et bio", il faut aller jusqu'au Romains... Là, on défrichait des terres vierges et le sol était bien différent...

Pour les autres excès, ceux qui les ont fait sont encore vivants et, comme André, quand je parle aux anciens du village, je suis effondré : la révolution du tout chimique, ils l'ont vécu, elle a cinquante ans et on a pas fini d'en payer le prix.

Vous abordez des problèmes légitimes, vos convictions sont fortes, certaines de vos inquiétudes sont fondées. Mais vous n'apportez aucune solutions...

De toute façon, avec 25 000 hectares arrachés en France cette année, il va finir par y avoir des terres au repos (et des sangliers "naturels")

P.S. : 4 000 000 d'agriculteurs au début du siècle, moins de 600 000 aujourd'hui,sans doute 300 000 en 2015. On a l'agriculture qu'on mérite... Ah, et en viticulture entre 79 et 2015, on passera de 75 000 exploitations à 40 000. L'artisanat, c'est pas la tendance et je suis le premier à le regretter. Mais faudra pas se plaindre du paysage...

Pascal

Bonne idée en effet.
Par contre le texte en vert (fluo ?) sur fond blanc ne favorise pas la lisibilité surtout sur certains écrans LCD...
Si tu veux utiliser autre chose que le noir, préfère des couleurs franchement sombres, bruns, gris ou bleus.

Iris

Bonne idée, de réprendre le commentaire de Franck - et bonne idée, de lancer un "blog collaboratif" :-)

(et bonnes vendanges, j'éspère, que le ciel ne t'est pas tombé sur la tête, comme à nos voisins du Faugèrois l'autre nuit!)

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