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Les vins du Roussillon

Livres à consulter

  • Pierre Galet: Grands cépages
    Les principaux cépages présentés avec leur caractéristiques, leur qualités, des photos.
  • ITV - Chambre d'agriculture du Roussillon: Le coût des fournitures en Viticulture
    Publication mise à jour chaque année. Rassemble toutes les données sur les produits utilisés dans nos métiers. Voir le site: itvfrance.com
  • Pierre GALET: Précis de pathologie Viticole
    Remarquable de facilité d'emploi pour identifier un parasite ou une maladie.
  • Alain Reynier: Manuel de Viticulture
    Tout ce qu'il faut savoir pour établir et entretenir un vignoble.
  • J. RIBEREAU-GAYON: Sciences et techniques de la vigne
    Tome 1: Biologie de la vigne, Sols de vignoble. Tome 2: Culture, pathologie, défense sanitaire de la vigne
  • Jean Long: Vignes et Vignobles
    Aborde trés simplement tous les aspects de la création et de l'entretien d'un vignoble.

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28 décembre 2007

Réforma à Minima

Bruxelles préconisait l'arrachage avec primes de 400.000 hectares de vignes sur 3.4 millions d'hectares en Europe pour supprimer la surproduction endémique de vin. Proposition scandaleuse pour beaucoup de nos dirigeants. Plus de 10% des vignes supprimées, une proposition CHOC combattue durant des mois par nos représentants.  Selon la Commissaire, Mme. Fischer Boel, il s'agissait de ne plus recourir chaque année à la distillation des surplus qui engloutit plus du 1/3 du budget viticole (500Millions € / 1,3Millards)  pour consacrer cette part du budget à la reconquête des marchés internationaux tout en éliminant définitivement les vins non adaptés à la demande des consommateurs.
Le petit producteur que je suis pensait qu'une telle Politique relevait du bon sens: arrêtons de produire des vins qui n'intéressent personne et consacrons l'argent de la distillation à promouvoir les vins qui concurrencent ceux du Chili, d'Australie, d'Afrique du sud . Je n'ai sans doute rien compris car en fin de compte, après des mois de lutte, la France, l'Espagne et l'Italie; les vieux pays producteurs, parviennent à faire capoter ce plan en réduisant les arrachages volontaires à 175.000 hectares.
Il était question d'interdire la Chaptalisation qui consiste à ajouter du sucre pour remonter la teneur en alcool des vins du nord de l'Europe: cette mesure est abandonnée.
Réduire les coûts en remplaçant, dans certains cas le vieillissement en fût de chêne par l'adjonction de copeaux, il n'en est plus question non plus.
Tout de même, j'ai des doutes, la France a-t-elle réellement défendue l'intérêt à long terme de sa Viticulture ?

05 juillet 2007

Dans l'Aude, pas loin de chez nous...

Le Monde.fr  consacre un article interessant à l'arrachage des vignes dans le languedoc Roussillon.

Dans l'Aude comme chez nous en Roussillon (Pyrénées orientales) des viticulteurs arrachent leur vignes avec primes pour répondre à des besoins de trésorerie. Tant d'années de labeur anéanties pour combler un trou financier que l'on espère momentané.

Dans l'Aude, les viticulteurs se résignent à l'arrachage
LE MONDE | 03.07.07 © Le Monde.fr

18 mars 2007

Cède gratuitement récolte

Une annonce comme celle-ci ne s'imaginait pas dans les années 90Locvigne, on se disputait alors les vignes de Muscat à Espira de l'Agly et dans tout le Fenouillède.
(Annonce parue dans "L'AGRI" du 8-03/07)

Les vignes de Muscat petit grains rapportaient vraiment bien pour le Roussillon; un revenu brut de 40.000F/ hectare (6000€). Puis le VDN Rivesaltes entrant en crise avec des prix divisés par deux, les responsables viticoles eurent l'idée d'encourager l'arrachage des cépages Macabeu et grenache gris utilisés pour les Rivesaltes avec prime et reconversion de droits en Muscat pour une partie de la surface arrachée. Le marché du Muscat vin doux se portait bien à l'époque (30 hectos/hectare) avec un volume de 130.000 hectos/an et un prix rémunérateur. Cinq ans après cette création massive de droits, le volume explosant brutalement, le marché s'effondra. Le syndicat de cru limita les mises sur marché à 20 hectos/hectare voir 15 hectos dans certains cas. C'est ainsi que des vignerons se trouvent en difficulté voir ruinés parfois.

Après une réduction drastique des volumes mis sur marché nous retrouvons enfin l'équilibre en 2007. Un jeune vigneron devrait se trouver pour répondre à cette annonce et y trouver son compte.

13 mars 2007

Atelier-relais "clos des Fées"

Cg66Le magazine du Conseil Général de février 2007 présente l'initiative conjointe Cg662 de Hervé BIZEUL et du Conseil Général (CG 66) pour la réalistion d'un atelier relais "Clos des Fées Walden". En quelques mots Hervé Bizeul explique: "...c'est une solution intermédiaire entre la coopération, le négoce et la cave particulière. L'objectif avoué consiste à rendre l'essentiel de la valeur ajoutée aux vignerons.."

Quelques réflexions personnelles sur cette réalisation:
1°/-Mettre à disposition de jeunes vignerons une cave de vinification bien aménagée, les aides techniques necessaires, et l'accompagnement commercial, BRAVO.

En fait cette structure propose pratiquement le service que l'on peut attendre d'une coopérative mais avec une nuance importante: chaque vigneron est responsable de l'élaboration de son vin tout en bénéficiant de services communs.

2°/- Le coût de l'opération (420922€) me semble monstrueux pour une surface de 377m2 en zone industrielle.
3°/- Bien difficile de suivre la traçabilité, surtout quand les raisins sont achetés à un vigneron de Maury et vinifiés à Rivesaltes!
4°/- Pour rendre l'essentiel de la valeur ajoutée au vigneron il ne faudrait pas que le raisin soit acheté à un producteur mais cultivé par celui qui élabore les vins.

20 février 2007

Nouvelle embélie du vin

Ce titre d'un hebdo. agricole attire l'attention, depuis longtemps nous l'espérions, elle est là, l'embélie. Selon le cabinet international WINE AND SPIRIT RECORD basé à Londres à qui vinexpo vient de commander une étude sur le marché mondial  entre 2001 et 2005, la consommation mondiale du vin a enregistré une croissance de 4.2% mais surtout cette croissance devrait se poursuivre à un rythme de 1% par an jusqu'en 2010.

Vous l'avez deviné cette croissancese situe dans les pays nouveaux consommateurs et aux USA et non en France, Italie ou Espagne qui diminuent fortement leur consommation. En France, la consommation a ainsi diminuée de 11.1% entre 2001 et 2005 et va continuer à diminuer de plus de 8% d'içi 2010.

L'avenir est à l'export! et le partenariat de notre coopérative avec CAZES et JEANJEAN devrait nous permettre de nous faire une place sur ces marchés.

Dans le meme article de l'AGRI j'apprends que la France est le premier marché mondial de Whisky devant les Etats unis et l'Espagne, c'est incroyable. Si le lobby viticole existe, là il y a un gros travail à faire pour qu'en France on boive moins d'alcool Etranger et qu'on apprenne à apprécier -avec modération- les vins Français de qualité.

23 octobre 2006

A propos des Coopératives...

Je découvre seulement, mais un peu tard sur le Blog Hervé Bizeul, une nôte particulièrement interessante sur le poids Politique des coopératives, ou plutôt le Pouvoir de leurs représentants. L'espace de Liberté qu'offrent les Blogs m'enthousiasme, nul part ailleurs nous ne trouvons des propos aussi pertinents sur les sujets TABOU.

FrontoncoopDans le domaine  agricole, le système coopératif est LE sujet Tabou. Comme le montre Hervé Bizeul, les coopératives vinicoles disparaissent les unes après les autres, la situation des coopérateurs est souvent dramatique mais il est Politiquement incorrect de toucher au système ni meme d'emettre quelques propositions pour l'adapter à l'époque actuelle. La photo du fronton d'une coopérative, parue dans une publication "Agreste languedoc Roussillon 10-2002" illustre le fossé entre l'époque actuelle et la grande époque des coopératives vers 1930. Vous imaginez une coopérative récente avec un tel fronton? "Tous pour chacun, chacun pour tous"? Il régnait alors une certaine atmosphère Idéaliste, un Socialisme flamboyant qui n'a plus cours aujoud'hui et depuis bien longtemps. Dommage!

Vigneronlibre ...ne sont plus dans les caves coopératives. Les coopérateurs ont vu leur pouvoir confisqué d'autant plus facilement que plus personne n'ose revendiquer la Responsabilité de l'élu. Au lieu de fusionner systèma-tiquement les coopératives, ne faudrait-il pas mieux faciliter la création de petites unités sous forme de coopératives de Mandat ou chaque coopérateur resterait responsable, de ses cuves,de son vin tout en profitant d'un matériel partagé, de locaux adaptés, de techniciens qualifiés?

16 juin 2006

Un plan d'adaptation en +

L'Agri du 1er juin 06, sous la signature de PIERRE ESTEVE (vice Pdt. du Conseil Général) résume le nouveau plan du gouvernement pour sortir de la crise Viticole. Pas trés originales les mesures retenues et sans doute ne faut il pas en attendre des résultats probants.

le dispositif présenté par Mr. Pascal Augier, Directeur départemental de l'agriculture comporte quatre parties:

  1. Création du Conseil national de la Viticulture comme lieu de réflexion, d'observation et de proposition...
    Une sorte de comité Théodule pour faire croire que l'on se préoccupe du problème et éviter de prendre des décisions innovantes.
  2. Faire évoluer l'offre pour répondre au marché:
    -Pour contribuer à une meilleure lisibilité de l'offre.
    -pour renforcer la qualité des produits.
    -Pour accélérer l'évolution de l'offre par extension des pratiques oenologiques.
  3. Améliorer la gestion des marchés dans les bassins de productions:
    -
    En créant un outil de connaissance du marché.
    - Gérer le marché par les Conseils de bassin.
  4. Favoriser le rapprochement des caves coopératives, des caves particulières et des entreprises d'aval.
    On compte 315 caves coopératives en Languedoc Roussillon et 48 dans les Pyrénées Orientales.

Rien de nouveau dans ce plan, aucune mesure concrète et innovante, tout ce qui est proposé a dejà été fait sans résultat. Les études et les rapports sont innombrables, le plus souvent enterrés avant toute décision. Le rapport Berthomeau est passé à la trappe comme toutes les études commandées par les différents ministres.

Un exemple, le point N°4: (Favoriser le rapprochement des caves coopératives, des caves parti-culières et des entreprises d'aval.).
Vers 1950 on comptait 95 caves coopératives dans les P.O. il en reste 48 dans le département et peut-être moins d'une dizaine dans pas bien longtemps. En quelques années dans le canton de Latour de France les coop de Montner, Planezes, Belesta, disparaissent absorbées ou fusionnées, pour quel résultat?
-Les subventions pour les caves qui fusionnent favorisent les rapprochements, donnent l'illusion que tout va aller mieux pendant un temps et puis, bientôt, tout va plus mal encore. Il ne suffit pas de conserver le même volume à vinifier par des absorptions successives pour dégager des marges correctes, il faut savoir vendre les produits qu'attendent les consommateurs. Dans le département des P.O. seules deux ou trois coopératives vinifient et commercialisent correctement. Le probleme de la coopérative ce n'est pas son volume de production c'est son mode de gestion. Toutes les caves particulières qui se développent s'efforcent de réduire la surface de vigne et le volume produit et mettent l'accent sur la qualité et la commercialisation.

Lire la suite "Un plan d'adaptation en +" »

17 mai 2006

Retour à la Nature

Un joli Coquelicot mesdames, un joli coquelicot..  http://www.paroles.net/chansons/13139.htm

On arrache, la Nature reprends ses droits.Coquelicot003w4 Depuis des générations ces terres étaient travaillées entretenues. Des Vignerons besogneux se sont efforcés de préserver des sols fragiles, ont édifiés des terrasses, (des fetches) pour se prémunir de l'érosion. Ils ont aménagés des murs, des canivaux, ils ont plantés cultivés récoltés avec acharnement sur ces terres ingrates, caillouteuses, pauvres en humus, arides. On arrache les vignes qui donnaient le meilleur vin, 30 hectos/hectare de vieux Carignan. non rentables aujourd'hui.

Les Coopératives vinicoles se meurent, incapables d'évoluer pour s'adapter au temps présent. Moribondes elles entrainent les Vignerons coopérateurs dans la Désespérance.

Heureusement, de jeunes Viticulteurs talentieux s'installent attirés par un terroir remarquable, des prix du foncier imbattable, un climat fantastique pour la vigne, la beauté des paysages. Ils s'installent en cave particulières dans des conditions souvent difficiles. Savez vous par exemple, que les vignerons indépendants n'ont pas le droit de partager le meme local de vinification pour réduire leur coût?

Un vigneron qui réussit peut, lui, acheter des vendanges sur pieds, ne plus rien cultiver, imposer un cahier des charges draconien à des Viticulteurs qui n'ont pas la chance d'avoir une cave de vinification, payer le raisin moins de 1€ le kilo - il faut 1kg de raisin environ pour une bouteille de 0.75L- et conserver la majeur partie de la Valeur ajoutée.

13 mai 2006

La révolte Vigneronne

Un truc à lire et à méditer. On a vraiment l'impression que les décideurs en matière viticole sont des gens d'un autre monde qui surtout ne veulent rien écouter de ce que disent les Vignerons, leurs souhaits, leurs craintes.http://1907larevoltevigneronne.midiblogs.com/

12 février 2006

Vignes à l'arrachage

Selon le journal "L'AGRI" Au lendemain de la clôture des dépôts de dossiers d'arrachages définitifs, on peut constater le faible engouement des viticulteurs pour cette mesure. En effet, seulement 2% du vignoble français serait arraché avec prime, soit un peu plus de 16340 ha.
Le languedoc-Roussillon est la région la plus touchée avec presque 12500ha. (4,20% de son vignoble). Notre région représente à elle seule presque 90% du vignoble mis à l'arrachage primé au niveau national. En proportion ce sont les Pyrénées orientales qui subirait les plus grandes pertes avec 5.30% de son vignoble mis à l'arrachage indemnisé.