Ma Photo

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

Les vins du Roussillon

Livres à consulter

  • Pierre Galet: Grands cépages
    Les principaux cépages présentés avec leur caractéristiques, leur qualités, des photos.
  • ITV - Chambre d'agriculture du Roussillon: Le coût des fournitures en Viticulture
    Publication mise à jour chaque année. Rassemble toutes les données sur les produits utilisés dans nos métiers. Voir le site: itvfrance.com
  • Pierre GALET: Précis de pathologie Viticole
    Remarquable de facilité d'emploi pour identifier un parasite ou une maladie.
  • Alain Reynier: Manuel de Viticulture
    Tout ce qu'il faut savoir pour établir et entretenir un vignoble.
  • J. RIBEREAU-GAYON: Sciences et techniques de la vigne
    Tome 1: Biologie de la vigne, Sols de vignoble. Tome 2: Culture, pathologie, défense sanitaire de la vigne
  • Jean Long: Vignes et Vignobles
    Aborde trés simplement tous les aspects de la création et de l'entretien d'un vignoble.

Google analy

  • Google

20 décembre 2007

Vin et Santé

Origine_etudele Monde résume une étude réalisée à la demande de l'INC sur les risques de l'association TABAC & ALCOOL sur la santé. Comme souvent, ce quotidien dénonce une fois de plus les dangers de l'alcool, sans se priver toutefois de placards publicitaires pour les alcools étrangers.
Si cette étude montre bien que l'abus d'alcool lié à une consommation importante de tabac constitue un facteur de risque important elle souligne aussi la décroissance forte de la consommation de vin sans que la fréquence des cancers des voies digestives diminue pour autant.Alcool_consomm Un graphique montre en outre que l'augmentation d'un risque de cancer des voies digestives est principalement lié au nombre de cigarettes consommées et dans une mesure infiniment moindre au nb. de grammes d'alcool consommé par jour.Alcooltabac
Le dernier graphique qui attire l'attention est celui de la répartition géographique des nouveaux cas de cancer des vois digestives. La France est bien coupée en deux. En vivant au sud de la Loire et plus encore à l' extrème  sud nous échappons dans une large mesure aux risque d'une sale maladie.

Aborder un tel sujet dans ce blog vigneron sera peut etre jugé "mal venu". Ce n'est pas mon avis, nous sommes producteurs et responsables des produits alimentaires que nous mettons en marché.

Lire la suite "Vin et Santé" »

31 juillet 2005

La Grillure due à Empoasca flavescens

300705cicadelledpouille 300705007grillure300705feuillegrilleVoiçi le résultat du passage d'un minuscule insecte qui ressemble, en tout petit à une sauterelle. L'adulte mesure 3mm, de couleur vert clair, c'est la CICADELLE des grillures de son vrai nom: Empoasca flavescens. La première photo montre la cicadelle de la grillure à l'état de larve. A droite c'est la dépouille de la mue, blanchâtre de la mue. Les dégâts provoqués par cet insecte sont impressionnant sur les feuilles et ensuite sur les raisins non alimentés du fait de la chute des feuilles.

Photo_grillurePour complèter cette nôte j'ai choisi  des photos plus explicitesPhotoesca tirées de la  phothèque de SANDOZ pour l'Esca et le manuel de pathologie viticole de PIERRE GALET.La photo de droite, caractéristique de l'Esca montre la délimitation trés nette par les nervures,contrairement à la grillure illustrée par la photo de gauche et les photos ci-dessus.

Cette cicadelle n'a rien à voir avec la terrible maladie que nous essayons d'éradiquer depuis des années: la Flavescence dorée qui se propage grâce à une autre cicadelle Scaphoïdeus littoralis qui est un peu plus grande (5mm environ)de couleur brune.

21 juillet 2005

L'Oidium est bien là!

200705003oidium_2200705001oidium3 L'oidium est bien là, comme souvent, c'est vers la fin du mois de juillet que l'on commence à voir les résultats d'un travail loupé dans les vignes qui ont trop de feuillage. Il faut atteindre les grappes avec les fongicides qui protègent contre l'oidium, sinon, la punition ne se fait pas attendre bien longtemps. C'est dans une de mes vignes de vieux Carignan, cépage très sensible à l'oidium que j'ai photographié ce raisin touché par la maladie. Rien de très grave encore mais il faut utiliser les grands moyens pour stopper cette agression. L'oidium, ( Ucinula necator) c'est cette poussière grise sur les grains, une moisissure qui peut faire de terribles dégâts.

200705010atomiseurx_1200705009atomiseur

L'arme fatale, c'est l'atomiseur: un gros ventilateur à moteur thermique qui projette le KARATANE ou un autre produit, en très fines particules.L'appareil doit peser environ 30 Kg. dont 15 de produit de traitement. Avec cet outil, l'officiant passe dans chaque rang et traite pied à pied les grappes contaminées. Pour être vraiment efficace, il faut renouveler le traitement une semaine après le premier passage.Le bruit est épouvantable, le poids dans les parcelles en pentes, éreintant, la chaleur en cette période omniprésente dès 7 heures du matin. Le masque indispensable n'arrange rien. Mais souvent ça marche et on parvient à stopper la maladie.

27 juin 2005

Orages & Mildiou

270605bis006tachemildio270605bis010tacheLe mildiou (Plasmopara viticola) menace en raison des conditions actuelles de la météo: température toujours supérieure à 25°, atmosphère saturée d'humidité. Les premières tâches apparaissent sur les feuilles, c'est le moment de protéger la vigne, surtout près de la rivière et quand la végétation est abondante comme cette année. Surtout, n'imaginez pas que le vigneron prend plaisir à ce travail de protection, d'autant plus que les fongicides ne sont pas donnés!
Debout à six heures pour 7 heures de tracteur, si le temps le permet. Pas de vent, pas de pluie, pas de rosée sur la végétation pour un travail efficace. J'utilise un fongicide pénétrant compte tenu de la menace bien réelle: Anteor (CYMOXANIL- Folpel) à la dose de 1.5L/ hectare. Coût hectare du produit 32€.

26 juin 2005

Eudémis et Mildiou

240605011eudemis3240605008eudemissurgrappSoucieux de préserver la Nature, j'évite le plus possible l'apport de produits chimiques dans les vignes. Cependant, pour faire du vin, et si possible, du bon, je dois préserver l'état 240605009eudemis2sanitaire des raisins et de la vigne. Les trois photos ci-dessus montrent le résultat de l'impasse que j'ai faite (pour certaines vignes) du traitement contre la première génération d'Eudémis. Certains grains, piqués par Eudémis sont détruits. Une fine toile d'araignée enrobe les quelques grains attaqués. Cette attaque de première génération n'est pas grave car les grains n'ont pas encore de jus qui risquerait de se répandre pouvant alors entrainer l'apparition d'aspergillus puis d'OTA (Ochratoxine A). Simplement mon rendement sur la parcelle attaquée diminue un peu. Pour la deuxième génération d'Eudemis il en serait tout autrement et il n'est pas question de négliger le deuxième traitement.

Pourquoi traiter les vignes?

Il faut bien comprendre que le traitement des vignes avec des produits phytosanitaires n'est pas une partie de plaisir pour le vigneron. Ce travail est absolument indispensable depuis que nous avons récupéré l'oîdium,le Mildiou, le phyloxéra et d'autres maladies encore, en provenance de notre chère Amérique.En l'absence de tout traitement, aucune récolte ne serait saine et ne pourrait faire du vin à l'époque actuelle.

Prenons l'exemple de l'Ochratoxine A (OTA). Cette mycotoxine qui serait(?) Cancérigène ne doit pas se retrouver dans le vin à une dose qui dépasse 2 microgrammes par litre, soit deux millioniémes de gramme? Or, il suffit que l'Edémis pique quelques raisins pour pondre le ver dans le fruit et c'est le désastre, le jus s'écoule, la fameuse moisissure (Aspergillus carbonarius) apparait qui secrète L'OTA.

En culture Biologique on s'efforce de limiter de manière drastique l'apport de produits chimiques à la vigne, malgrés tout il n'est pas possible d'éviter le souffre, la bouillie Bordelaise qui représentent un moindre mal. Pour l'Eudémis par exemple (Tordeuse de la grappe) on utilise la lutte bio-technique dite de "confusion sexuelle". On met en place des diffuseurs de phéronomes autour de la parcelle à protéger afin d'empécher la rencontre des adultes et donc l'accouplement. Cette technique est interessante mais les papillons aimant papilloner, il faut que la parcelle de vigne soit isolée et que les phéronomes soient répartis au minimum sur 10 hectares!

En résumé, il est possible de ne pas employer de desherbants  ni d'engrais chimiques, par contre, il faut toujours se protéger d'une manière ou d'une autre des maladies de la vigne.