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Les vins du Roussillon

Livres à consulter

  • Pierre Galet: Grands cépages
    Les principaux cépages présentés avec leur caractéristiques, leur qualités, des photos.
  • ITV - Chambre d'agriculture du Roussillon: Le coût des fournitures en Viticulture
    Publication mise à jour chaque année. Rassemble toutes les données sur les produits utilisés dans nos métiers. Voir le site: itvfrance.com
  • Pierre GALET: Précis de pathologie Viticole
    Remarquable de facilité d'emploi pour identifier un parasite ou une maladie.
  • Alain Reynier: Manuel de Viticulture
    Tout ce qu'il faut savoir pour établir et entretenir un vignoble.
  • J. RIBEREAU-GAYON: Sciences et techniques de la vigne
    Tome 1: Biologie de la vigne, Sols de vignoble. Tome 2: Culture, pathologie, défense sanitaire de la vigne
  • Jean Long: Vignes et Vignobles
    Aborde trés simplement tous les aspects de la création et de l'entretien d'un vignoble.

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19 novembre 2007

18 hectares encore échappent à la coopération

Selon l'AGRI, journal viticole du Roussillon, après CHAPOUTIER, DEPARDIEU et bien d'autres grands propriétaires le vignoble LORGERIL s'implante dans le Roussillon par l'acquisition de 18 hectares de vigne sur CARAMANY et LATOUR de FRANCE.
" Après avoir repris le domaine familial - le château de Pennautier dans le Carbardès - Nicolas et Miren de Lorgeril orientent leur développement dans le vignoble méditerranéen vers les zones d'altitude. Au cours de l'été 2007, ils ont acquis le château Moulin de Ciffre (70 hectares dont 35 de vignes)  en appellation saint Chinian et dans le même temps, 18 hectares en appellation Côtes du roussillon village LATOUR de FRANCE et Côtes du Roussillon village CARAMANY. Ils sont également à la recherche d'un vignoble sur le secteur de MAURY "
Pour la notoriété de notre appellation, voila une excellente nouvelle, pour les coopératives de Latour de France et de Caramany... un nouvel échec.
Tant que la stratégie des coopératives encore debout se résumera à la fusion absorption des coopératives vouées à disparaître nous assisterons à la perte de nos meilleurs terroir. Un viticulteur de la région propriétaire de 20 hectares qui arrache cette année dix hectares de jeunes vignes, me disait récemment  que les acomptes mensuels que lui verse sa coopérative ne dépassent pas 2000€/ mois.
Qui résisterait à une offre d'achat par une cave particulière pour un prix à peine supérieur à la prime d'arrachage?

14 février 2007

Comment s'offrir une AOC

Patchwork2vignes Un billet d'Hervé Bizeul m'avait échappé: "S'offrir une AOC: le Must" et pourtant son jugement mérite reflexion. C'est vrai, le "Côtes du Roussillon village Latour de France" passe en d'autres mains, le commercial impose ses règles à la production, les vignerons coopérateurs de Latour de France perdent leur autonomie, les caves particulières aussi, en partie. Comme le remarque un de vos lecteurs, cher Hervé, si je peux me permettre, le Côtes du Roussillon Village et plus encore le LATOUR de France ne jouissent pas d'une notoriété suffisante pour disposer d'une place enviable sur un marché encombré. Les jeunes caves particulières de Latour mettent en avant, plutôt leur nom, leur Marque et s'appuient assez peu commercialement sur l'appellation. Tout comme vous, me semble-t-il. L'avenir est à l'export et notre appellation ne pèse pas bien lourd si ce n'est l'avantage unique de pouvoir mentionner LATOUR DE FRANCE sur l'étiquette. Le partenariat que nous allons développer avec Emmanuel Cazes pour l'élaboration de nos vins et Jean Jean pour la commercialisation nous ouvrent des perspectives interessantes, juste quand nous allions désespérer. En achetant la totalité de notre AOC 2006 à un prix acceptable Jean Jean incite les coopérateurs de Latour de France à accepter des efforts supplémen-taires pour améliorer la qualité et la traçabilité de nos vins. Le cahier des charges imposé par Cazes pour 2007 va peser fortement sur nos coûts de production et c'est une aubaine que de vendre notre appellation 2006, vite et à un prix correct.

Je vous ferais  découvrir dans un prochain billet le cahier des charges que nous devons respecter dans le cadre du partenariat Cazes - Jean Jean.

16 septembre 2006

Ma Coopérative "UTOPIE"

Depuis longtemps j'entretenais le Rêve d'une autre Coopérative, après une trés longue pratique (26 ans) de ma coopérative que l'on peut qualifier de traditionnelle.
Eh bien, je l'ignorais jusqu'a aujourd'hui, la structure d'accueil dont je rêvais existe quasiment, tout près de Latour de France, à l'initiative semble-t-il de Hervé Bizeul.

Tout n'est pas encore trés clair pour moi, mais si j'ai bien compris, Hervé Bizeul a mené à bien deux projets qui se complétent:

  1. Walden qui serait une marque sous laquelle plusieurs vignerons vinifient et commercialisent en respectant une charte commune, dans une cave traditionnelle, dejà trop petite, en bénéficiant des conseils de spécialistes.
  2. La pépinière d'entreprises, à Rivesaltes qui abrite des vinificateurs, pas forcément des vignerons, pour deux ans, mettant à leur disposition tous les outils de vinification et  les techniciens pour les conseiller.Lire à ce sujet le Blog de Stéphane Loisel
  3. L'idée interessante dans ces réalisations, transposition astucieuse de Wineries made USA, est de mettre à disposition de viticulteurs, les outils necessaires à la vinification ainsi les techniciens indispensables. Chaque viticulteur reste responsable de son vin, de ses cuves, de son produit final mais partage les investissements lourds, (egrappoir, pressoir, système de réfrigération, station d'épuration...)

En fait, le statut coopératif autorise ce type d'organisation. On pourrait meme imaginer de monter des CUMA (Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole)ayant cette vocation. Il me semble avoir lu récemment que cela est possible.

Ma Coopérative "UTOPIE" suite

Nombreux seraient les jeunes "Néo-ruraux" ou autres qui s'installeraient si ce type de coopérative, celui décrit sommairement dans ma nôte précédente, était encouragé.

Par contre, une pratique courante me semble inadmissible: Celle qui consiste à acheter systéma-tiquement et pas seulement lors de calamités agricoles telles que gêl ou grêle, des raisins sur pieds ou après vendange, à un prix dérisoire, pour vinifier, commercialiser et empocher toute la valeur ajoutée.
Elaborer un bon vin à partir d'une sélection d'excellents raisins ne présente pas de difficulté et pratiquement aucun risque. En revanche, le producteur de raisin supporte un maximum de risques:

  • Le producteur choisit son terroir et ne peux pas en changer facilement,
  • Le producteur plante tel ou tel cépage, pratiquement imposé par l'INAO pour prétendre à une prime de plantation, c'est un choix pour 30 ans au moins alors que le goût du consommateur évolue rapidement.
  • Le producteur subit les aléas du climat: grêle,gel, sécheresse, humidité etc...  la récolte peut varier d'une année sur l'autre du simple au double avec parfois une perte totale.
  • Le producteur décide des traitements necessaires en fonction du temps et supporte de plus en plus de risques en pratiquant la culture raisonnée. (évaluation de probabilité de risques)
  • Le temps de travail pour produire le Kg. de raisin necessaire pour une bouteille de 75cl. est cent fois supérieur à celui du vinificateur. A ce propos, en payant mes vendangeurs en 2006, je m'aperçois que je les payais en moyenne 6.20€/H. en 2002 et 8.40€ en 2006 soit 35% d'augmentation du salaire (hors charges) en 4 ans.

27 août 2006

Le Partenariat d'avenir!

Tout allait assez mal pour les vignerons en coopérative à Latour de France:
-Difficulté à vendre les AOC,
-Prix non rémunérateurs des vins en général,
-Diminution du nombre des coopérateurs et augmentation des charges réparties,
-Limitation des rendements pour le Muscat,
-Faible récolte prévue à cause de la sécheresse.

Et voila que d'un seul coup: tout va mieux.
La Coopérative trouve enfin un Partenaire sérieux qui nous offre des perspectives d'avenir: 2000 Hectos de Latour de France vendus avant récolte et contrat d'exclusivité sur dix ans avec augmentation progressive des volumes.

La pluie arrive enfin et juste au bon moment pour faire redemarrer la poursuite de la maturité des raisins menacés du "stress hydrique".
Les pluies de ces derniers jours accompagnées ensuite d'une Tramontane vigoureuse nous assurent d'une récolte d'excellente qualité, dans un état sanitaire magnifique.
Pratiquement aucun traitement au Cuivre cette année sur les vignes et peu de traitement contre l'Eudémis. Des raisins sains sans produits chimiques et une économie importante pour le vigneron.

Enfin, la Chance est avec nous et le travail de cave est facilité pour élaborer des vins de qualité.

26 juillet 2006

Small is beautiful

En 1988 deja, des Economistes Américains osaient penser qu'il n'est pas toujours raisonnable de d'affirmer que plus on est grand, plus on est fort (SCHUMACHER, Ernst Friedrich;Small is beautiful). Sopagly3Pourtant, la fusion des coopératives viticoles est présentée comme l'un des remèdes à la crise viticole. L'AGRI du 20-07-2006 relate le projet des caves coopératives de Rivesaltes et Salses:
- Racheter les installation SOPAGLY (jus de raisin) en site industriel avec l'aide des collectivités locales;
- Supprimer SIX sites de ces deux coopératives qui emploient une soixantaine de salariés à Rivesaltes et Salses;
- Transformer le site SOPAGLY pour l'adapter aux besoins du marché: "Produire des vins rouges modernes trés colorés et fruités"... Des vins technologiques...

A en juger par l'aspect extérieur du site SOPAGLY, on est en droit de se demander si ces installations sont bien adaptées à l'objectif. Le volume de stockage extérieur est énorme. En cette période la température des cuves doit tourner autour de 50°. Pour des vins que l'on veut fruités, c'est pas l'idéal.

Les initiateurs du projet énnoncent un curieux argument: " Les vinificateurs se trouvent confrontés à la difficulté de  traiter et d'isoler des faibles volumes de vin"
Cliquez sur la photo... Les cuves extérieures sont énormes...

Lire la suite "Small is beautiful" »

09 juin 2006

Des médailles!

Mdaille_0021Mdaille_0011 Une médaille d'argent bien méritée au concours général 2006 à Paris pour notre  AOC La Tour de France château Triniac 2004, élevé en fût de chêne. C'est vraiment une réussite à mon gout et pourtant, c'est avec une certaine méfiance que je déguste les vins élevés en fût de chêne qui souvent perdent, à mon avis, leur spécificité. Ce n'est pas le cas pour cette cuvée magnifique.

Autre médaille: A Brignoles 2005 pour la cuvée de l'Ouvrée 2003, AOC Côtes du Roussillon Village La tour de France. Médaille d'argent. Bientôt dégusté, je vous en dirai quelques mots.

17 mars 2006

Le Statut Coopératif en Question

Reclame2latour Premier constat: Comme je l'ai rapporté, les paiements sur récolte sont insuffisants pour couvrir les frais de production et assurer un minimum de revenu au Viticulteur dans la quasi totalité des Coopératives du Roussillon. Je montrais dans ma nôte (lien ci-dessus)que le compte de récolte pour l'AOC Côtes du Roussillon Village 2001 se traduisait par une perte pour l'exploitant, ce n'est pas une exception. Pour la récolte 2002 le vin s'est vendu 67,80€/ Hecto., le paiement au viticulteur ressort à 36,08€/hecto. et les charges de la Coopérative à 31,72€/hecto. Avec un rendement maximum de 40 hectos de vin fini à l'hectare, le Viticulteur perçoit 1443,20€ pour un hectare de production. Impossible de couvrir ne serait-ce que les frais!

Deuxième constat: Les Viticulteurs étranglés recourrent à l'arrachage définitif primé aux alentours de 5300€ par hectare arraché ou vendent les meilleures exploitations à des vignerons en cave particulière. (Vous pouvez relire: Le Malaise). Les coopératives perdent massivement des adhérants et répercutent leur frais fixes sur un volume de production en chute libre. Pour ma coopérative nous sommes passé de 30.000Hectos à moins de 15.000 en quelques années. Dans le meme temps, les frais de personnel et de vinification ont augmentés sans aucune réforme de l'organisation de la coopérative. Aucune fusion envisagée, aucun changement dans la gamme de nos produits ni dans les méthodes de commercialisation.

Troisième constat: Les caves particulières - pour certaines non sans mal - parviennent à tirer leur épingle du jeu alors qu'elles démarrent dans un environnement économique particuliére-ment difficile.

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12 mars 2006

Effrayant, les frais...

Coop Vraiment la situation devient intenable en cave coopérative ce qui explique la vente de nombreuses propriétés à des viticulteurs venant d'ailleurs, de la région de Bordeaux, du Maine et Loire...
Les coopérateurs ne transmettent plus leurs vignes à des coopérateurs mais à des exploitants en caves particulières attirés par le prix peu élevé du foncier en Roussillon.

Ma coopérative viens de solder les comptes de la récolte "Côtes du Roussillon Village rouge 2001". Il s'agit d'un AOC non pas générique mais supérieur: COTE DU ROUSSILLON VILLAGE. Les rendements ne dépassent pas 35 hectos/ Hectare.

Mes résultats:

  • Vins fait: 85.12 hectos
  • Total des ventes: 9127,35€ soit 107,23€ l'hectolitre.
  • Frais de cave retenu au coopérateur: 5294,80€ soit 62,20€ de frais par hectolitre.
  • Rémunération nette du coopérateur: 9127,35 - 5294,80 = 3832,55€
  • Rémunération pour 1 hectolitre: 45,03€ soit 295,35F

Les frais de vinification et de commercialisation (62,20€/hectos) sont supérieurs à la rémunération du coopérateur (45,03€/hectos).

Avec un rendement de 35 hectos de vin fait à l'hectare, j'ai une rémunération de 1576,05€/ hectare, soit 10338,21F/hectare pour couvrir les frais d'exploitation et la rémunération du vigneron.

Conclusions:

  1. Le prix de vente (107,23€) de l'AOC Côtes du Roussillon Village 2001 est correct par rapport au prix actuel du vin.
  2. Le coût de vinification par la Coopérative est inacceptable (62,20€/hectos). Ce coût représente 138% de la rémunération du coopérateur.
  3. La gestion de la coopérative est inadaptée.

20 janvier 2006

Les Vignerons de Latour de France

Le fichier [pdf.] ci-joint décrit la palette de nos vins, les caractéristiques de chacun d'eux, le prix de la bouteille à ce jour. Cliquez dessus pour afficher les cinq pages de présentation.

Download presentation_vins_cave_2005.pdf

Si vous souhaitez passer commande, je me ferai un plaisir de vous adresser par mail le document approprié pour cela.

La S.C.V. "Les Vignerons de Latour de France" existe depuis 1920. En 2005, les adhérants sont au nombre de 110. Ils cultivent 472 hectares de vigne et produisent environ 17.000 hectolitres de vin. Le rendement moyen est de 36 hectolitres/ Hectare. 60% d'AOC, 40% de vin de pays.

Dix ans en arriére, en 1995, la coopérative rentrait 3.694.836 Kgs. de raisin et produisait 29.000 hectos. de vin. La chute est vertigineuse, 40% de moins de production! En fait, nous avons connu deux années terribles en 1998 et 1999 du fait d'aléas climatiques. Depuis, nous n'en finissons pas de rechercher un nouvel équilibre dans une conjoncture particuliérement défavorable.

Et pourtant, la qualité de nos vins ne cesse de s'améliorer:

  • le vignoble est rénové avec de nombreuses plantations de SYRAH, Mourvedre, Grenache Noir
  • La traçabilité progressivement se met en place et ce n'est pas un mince travail quand plus de cent exploitants assurent les apports de raisin en cave.
  • Des cuves de moindre contenance permettent une sélection plus rigoureuse et l'élaboration de vins à partir d'une sélection de terroir.

Bref, la crise viticole, nous impose des efforts dont nous espérons des résultats qui tardent trop.

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