Vous devinez? La photo est trés mauvaise, avec mon portable mais c'est bien l'Oidium qui est là sur les jeunes pousses de Carignan. Ce matin, en traitant contre l'oidium mes carignan je me demandais comment vous faites, vous vignerons bio?
Cette année nous avons eu beaucoup de Tramontane et je ne pouvais soufrer mes cépages sensibles: Carignan et Muscats à la soufrette comme j'ai l'habitude de le faire trés précocement. J'ai traité avec un IBS pour arréter le développement de l'oidium tout en me posant des questions sur VOS techniques.
- prenez vous le risque de voir l'oidium gagner vos vignes avec tous les dangers que cela comporte au niveau de la récolte dont présence d'ochratoxine n'est pas le moindre?
- Appliquez vous des recettes que j'ignore à partir de plantes: Purin d'orties ou autres?
-Comptez vous éliminer lors d'un tri sur table les raisins touchés?
- A moins que par des pratiques Bio bien établies vous ayez la chance d'avoir des vignes naturellement résistantes?
S.V.P. Communiquez moi vos techniques, je suis trés demandeur.
Une rencontre surprise ce matin. C'est bien la première fois que je rencontre ce sympathique animal ailleurs que dans le potager.
Nous avons eu beaucoup de pluies jusqu'a présent!
Tout de même, la terre de mes vignes n'est pas si morte que cela pour y rencontrer un crapaud!
Salut,la décoction de prêle fait baiser la pression.L'infusion d'achilée, le petit lait (qui permet également de rabaisser ton ph)ont également une efficacité.Le fénugrec serait également intéressant, mais un peu pénible à mettre en oeuvre (colmatage rapide des filtres). Perso j'utilise la prêle, l'achilée et le petit lait, ajouté à du soufre mouillable (8kg) ou soufre mouillable plus terpéne de pin (5l) en cas de pluie car il est bien moins lessivable.
Rédigé par: bugey | 22 juin 2009 à 06:59
Une information d'actualité, qui souligne mes vagues souvenirs du précédent commentaire:
http://www.viti-net.fr/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=18&id=55602
Là, il parlent d'une récente résistance de l'oidium contre la famille des rpoduits chimiques de traiztement "Quol", toi, tu utilise du IBS - (mal)heureusement, je n'y connais rien dans ces produits et ces sigles...
Rédigé par: Iris | 09 mai 2009 à 13:14
Long sujet !
Il y aurait beaucoup de temps à passer.
Pour faire court: mon père n'arrivait pas à venir à bout de l'Oïdium dans ses chardonnay. Nous sommes pourtant dans un vallée aux climat et sols froids. Historiquement, il n'y avait jamais d'oïdium.
Depuis 2003, l'oïdium progresse dans la vallée, s'attaquant d'abord aux cépages les plus sensibles: le chardonnay. Depuis, des vignes de Pinot Noir sont touchées, puis on commence à entendre parler de Pinots Meuniers !!!
Une année, mon père n'a pas pu récolter ses chardonnays couverts d'oïdium (ce n'était pas le seul) dans une parcelle. Il avait bien réussi à contrôler la maladie dans les parcelles. L'année d'après, il m'a loué la vigne. Je l'ai travaillée en biodynamie. Zéro trace d'oïdium.
De son côté, les vignes qui avaient bien tenu ont commencé à décrocher et à subir des pertes par l'Oïdium... et ça continue de s'amplifier année après année, comme chez les voisins en conventionnel.
Maintenant, je me vois obligé d'augmenter ma protection contre l'oïdium en raison de la multitude de foyers qui apparaissent année après année autour de mes parcelles. C'est dommage car ça fait consommer plus de soufre, de consoude et de petit lait, mais au moins je préserve ma récolte.
Le drame dans tout ça, c'est que le soufre est d'origine minière et/ou pétrolière... c'est donc une ressource épuisable. Il serait bon que les voisins évoluent dans leurs pratiques culturales pour qu'on puisse utiliser moins de 6 kg/ha de soufre par traitement. En cas d'explosion de l'oïdium autour de mes parcelles, je dois utiliser 8 à 10 kg/ha de soufre par traitement. C'est énorme !!!
Ensuite, lorsqu'on aura arrêté de créer les conditions favorables aux maladies par l'utilisation de molécules chimiques de synthèse, on pourra certainement relancer la vie dans les vignobles et donc soigner les vignes uniquement avec des ressources renouvelable à base de plantes (aromathérapie, purins, composts, huiles essentielles,,etc)... mais ça va prendre du temps car les vendeurs de produits phyto chimiques font tout ce qui possible pour faire peur aux vignerons et les dissuader de faire autrement que de travailler de manière naturelle... l'argent, toujours l'argent !
Bon j'arrête là car je risquerais de dire des choses que vais regretter...
A+
Franck
Rédigé par: Franck PASCAL | 09 mai 2009 à 12:26
Comme vous le dites, nous avons remarqué que la vigne, en bio, prend beaucoup de résistance.Mais pas au bout de 3 ans, non...il faut bien attendre 7/8 ans...évidemment, on n'est surement pas à l'abri de tout...on est très vigilant.
Moi, je n'ai jamais fait confiance aux produits chimique que nous vendaient les marchands...Ils ont intérêt que ça ne fasse pas trop d'effet, pour qu'on continue à en utiliser encore plus d'année en année...non?
Ici, comme chez Iris, pas trop de problème d'oïdium chaque année...
Pour le moment, on a très peur de la grêle...qui fait plus de dégat ici que toutes les maladies...
Rédigé par: Perraud Isabelle | 08 mai 2009 à 08:01
Pareil qu'Alexandre (et toi): soufre en poudrage au début, en préventif, si le temps si prête - Héliosoufre, si la pression arrive plus tard - peut être mélangé avec la bouillie Bordelaise, à laquelle ce produit (liquide avec de la résine de pin comme fixateur) confère une adhérence plus longue (nous n'utilisons pas de systémiques, qui rentrent dans les cellules).
On en trouve très facilement par ici, depuis que les viticulteurs en conventionel se sont apercu de l'avantage de ce produit et depuis qu'ils ont constaté (sur Roquebrun, par exemple, il y a quelques années déjà), que les produits dites "plus performants", qui avaient remplacé le soufre, créaient des résistances...
Mais nous n'avons pas trop de problème avec l'oïdium en année "normale" sur nos coteaux, qui se réchauffent vite. Quand il y a, et quand cela touche le raisin, un trie sévère à la vendange (déjà en coupant à la main pendant les vendanges et ensuite un deuxième contrôle en rentrant les petites caisses à la cave, avant de fouler très légèrement caisse par caisse)permet d'éviter de l'avoir dans la cuve.
J'avais lu des articles, il y a quelques années, sur des essaies en Australie, où l'oïdium joue un rôle plus grand, que des traitements au petit lait (ou lait dilué à l'eau) avaient été concluant. Je n'ai jamais essayé, mais cela faisait plaisir, de lire l'étude et de correspondre avec le chercheur, (Peter Crisp), sur une méthode, qui me semble inoffensive aussi bien pour celui qui traite, comme pour la vigne (sauf pour l'oïdium).
J'aimerais bien trouver quelque chose d'approchant contre le Miliou:-)!
Rédigé par: Iris | 07 mai 2009 à 19:36
En fait, le souffre fonctionne très bien contre l'oïdium, si il est pris bien à temps, et parfois en préventif.
Que certains me contredisent si je dis des bêtises. Cependant, nous n'avons pas le même climat, et ca peut être bien plus noir chez vous (quoi qu'étonnant)
bon courage en tout cas pour la lutte contre cela ...
Rédigé par: Alexandre C | 07 mai 2009 à 19:01