"Le Monde" du 1er. fevrier nous dit que de 2001 à 2005, la France est le seul pays à avoir vu ses exportations baisser de 12,4% quand l'Espagne gagnait 40%.
La consommation nationale perdra près de 20% quand la consommation mondiale gagnera plus de 9%. Faut il pour autant copier les nouveaux producteurs?
Certainement pas, c'est un vigneron qui vous parle. Il me semble évident que ce n'est pas par une concurrence acharnée sur les vins de qualité, disons banales que nous préserverons nos parts de marché. L'Afrique du sud, le Chili, l'Australie et les autres produiront encore pour une longue période des vins à moindre coût avec une maind'oeuvre meilleure marché et des conditions d'exploitation infiniment plus faciles. Si vous avez vu MONDOVINO vous connaissez les conditions de travail des ouvriers Mexicains en Californie! ... "à qui on donne un teeshort en récompense..."
Non, ce n'est pas l'étiquette: VIGNOBLE DE FRANCE qui sortira notre viticulture du pétrin. Ce n'est pas non plus la fusion systématique des caves coopératives telle qu'on la pratique à tour de bras dans le Roussillon. Si les coopératives périclitent et les coopérateurs crèvent et arrachent il faut chercher le remède dans LA QUALITE et dans l'innovation. Produire des vins de qualité en coopérative exige une discipline colossale que seules quelques rares Coopératives parviennent à imposer aux adhérents.
La trés belle idée de coopération mériterait d'etre adaptée aux conditions d'aujourd'hui. Nous sommes dans un monde ou l'individualisme est Roi. Chacun pour soi, telle est la devise.
Pour réussir il faut que chaque coopérateur se sente responsable de la Qualité de la Notoriété et de la Commercialisation des vins. Redécouvrons le système coopératif ou chaque vigneron décide de sa vendange, identifie SON vin dans SES cuves, vinifie par lui-mème dans un lieu commun à tous les vignerons en utilisant des services communs (techniciens, oenologue,..). Pas loin de chez nous Hervé Bizeul tente cette expérience avec "Walden". J'imagine les difficultés qu'il doit rencontrer.
Cher collègue vigneron, je partage globalement tes propos.
La qualité est indispensable, mais loin d'être suffisante.
Il nous manque d'opérateurs aval (commercialisateurs) motivés pour porter vers le consommateur nos productions de qualité. Il ne faut pas chercher très loin la raison : nos productions hexagonales, même aux prix de misère actuels, nécessitent des efforts pour être commercialisées, et ne génèrent pas suffisamment de marge aux yeux des dits commercialisateurs.
Pour "Vignobles de France", il faudra voir au bout de quelques années ce que cela peut donner avant de tuer l'idée dans l'oeuf.
Si volume + marge peuvent intéresser des opérateurs ...
Rédigé par: Régis | 05 février 2007 at 19:28