Eh oui, ma note précédente n'était pas vraiment encourageante. On peut tout de même établir un bilan plus satisfaisant, voici comment:
1° correctif main d'oeuvre: En principe, un vigneron exploite par lui-même et se fait aider essentiel-lement pour la taille et la vendange. Pour ma part,j'accomplis environ 1200 heures par an sur les 2800 nécessaires, soit une économie de 1200 X 11€ = 13200€.
2° correctif prix de vente: Mes coûts pour la campagne 2004/2005 devraient être rapprochés des prix de vente du vin en 2007/2008. Pour l'essentiel le vin de cette campagne sera commercialisé à partir de 2007.
3° correctif sur les prix des LATOUR DE FRANCE:Les prix des Côtes du Roussillon village AVEC nom de villages sont supérieurs et se situent aux environs de 115€/ Hecto au lieu de 80€. C'est un peu mieux.
En conclusion, ne l'oublions pas, si nous traversons une période très difficile, on peut espérer que la situation évolue favorablement.


Bonjour,
quel écart entre ces chiffres de prix/hecto et celui de la bouteille que le consommateur lambda paye... Certes l'accès au marché n'est pas facile mais à l'heure du salon parisien des caves particulières, je ne peux que me poser la question des limites de la vente "en vrac". J'ai du mal aussi à comprendre ce que vous apportent le statut de coopérateur en matière économique, je crois comprendre que tous ces chiffres sont ceux de la vente au négoce ? Mais est-ce que le système coopératif, énorme en Languedoc Roussillon, réussit bien son rôle de mutualisation des moyens et des résultats ?
Ou est-ce qu'il n'y a de survie possible que pour des Bizeul ou des Gauby ?
Bruno
Rédigé par : brunodlb | 25 novembre 2005 à 22:14